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100, boulevard du Montparnasse
LIBRAIRIE CARCAJOU
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100, boulevard du Montparnasse
By Librairie Carcajou
Current price: $33.95

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Le numéro 100, c'est l'adresse d'un petit appartement parisien mitoyen de la brasserie La Coupole. Deux enfances s'y sont succédées : celle d'un père qui a longtemps dit qu'elle fut «sans grand drame» - alors qu'enfant juif réfugié deux ans à la campagne, il s'est senti abandonné des siens et «coupable» -, celle d'une fille qui a «tout pour être heureuse», mais qui restera terrifiée par le noir, hantée par l'histoire des membres de sa famille cachés, en fuite et, pour certains, déportés et disparus. Longtemps, elle a réclamé les récits des uns et des autres, du côté du père à Montparnasse, du côté de la mère dans le quartier du Marais, du côté de ses grands-parents venus de Pologne ou d'Ukraine.. Son père a onze ans à la Libération. Comme après une longue amnésie, il finira tardivement par raconter son histoire. Cette révélation inspirera un premier dessin à sa fille, peintre : un garçon serre fort contre lui un lapin blanc. Peu à peu les dessins s'accumuleront, comme la restitution d'une «mémoire imaginée», à la mine de plomb, exprimant avec acharnement l'oppression muette de la petite fille qu'elle était. Et puis les mots viendront s'ajouter, pour en faire ce bref récit autobiographique, comme une réponse au malaise profond d'une partie de la génération juive née après la guerre, celle qui a vécu à la fois le silence et l'oubli impossible..
Le numéro 100, c'est l'adresse d'un petit appartement parisien mitoyen de la brasserie La Coupole. Deux enfances s'y sont succédées : celle d'un père qui a longtemps dit qu'elle fut «sans grand drame» - alors qu'enfant juif réfugié deux ans à la campagne, il s'est senti abandonné des siens et «coupable» -, celle d'une fille qui a «tout pour être heureuse», mais qui restera terrifiée par le noir, hantée par l'histoire des membres de sa famille cachés, en fuite et, pour certains, déportés et disparus. Longtemps, elle a réclamé les récits des uns et des autres, du côté du père à Montparnasse, du côté de la mère dans le quartier du Marais, du côté de ses grands-parents venus de Pologne ou d'Ukraine.. Son père a onze ans à la Libération. Comme après une longue amnésie, il finira tardivement par raconter son histoire. Cette révélation inspirera un premier dessin à sa fille, peintre : un garçon serre fort contre lui un lapin blanc. Peu à peu les dessins s'accumuleront, comme la restitution d'une «mémoire imaginée», à la mine de plomb, exprimant avec acharnement l'oppression muette de la petite fille qu'elle était. Et puis les mots viendront s'ajouter, pour en faire ce bref récit autobiographique, comme une réponse au malaise profond d'une partie de la génération juive née après la guerre, celle qui a vécu à la fois le silence et l'oubli impossible..



















